Escamoter le rapport marchand, escamoter le rapport de force...

Publié le par Pierre GAPENNE

Escamoter le rapport marchand, escamoter le rapport de force...

 




Réponse à Robert Redeker. On peut trouver le texte dont il est question ici sur : http://www.redeker.fr/crbst_67.html

                Si tout ce qui est excessif est insignifiant, tout ce qui est insignifiant n’est pas forcément excessif : si on peut entendre les critiques dont sont l’objet le développement personnel et le coaching et comprendre l’inquiétude dont elle témoigne, cela ne nous oblige nullement à y souscrire. Après tout, la corporation des professeurs n’a le monopole ni de la sagesse, ni de l’éducation : et ceci on peut l'affirmer d'autant plus que cette sphère d'activités (au sens De la justification) escamote largement le rapport marchand. La montée des insignifiances au sens que Cornélius Castoriadis a voulu donner à sa critique des sociétés occidentales, ne voulait sans doute pas dire qu’il fallait exclure de la Cité tout ce qui a à voir avec le commerce et la valeur d’échange : depuis L’archéologie du frivole de Jacques Derrida jusqu’aux analyses de Jean Baudrillard, il s’agit de faire sa place à la dimension imaginaire de nos institutions : l’imagination au pouvoir n’est pas le cache misère d’une déréliction des institutions sérieuses, c’est un nouveau régime de formes de vie qui font droit aussi au pathos, au compassionnel et à l’émotion : gestion et digestion des émotions. Il n’y a donc pas plus de << dérive émotionnelle >> que d’<< impératifs culpabilisants >> : la guidance du coach est à mi-chemin du précepteur et de l’enseignant : lui aussi transmet et non seulement, lui aussi peut admettre d’être supplanté par son élève (comme le maître), mais lui aussi, il encourage son apprenant à sortir de la minorité et << d’avoir le courage de son savoir >>, << sapere aude >>. On peut aussi bien douter que monsieur Robert Rodeker ou monsieur Roger-Pol Droit fréquentent eux-mêmes ces stages dont ils entreprennent la critique : ils n’en ont sans doute des échos que de seconde main ; qu’on peut aussi douter qu’ils ne fréquentent jamais les supermarchés dont ils semblent tellement mépriser les valeurs. Les agrégés de la philosophie ne sont pas la partie noble émergée de la condition ignoble du reste du monde. Aussi, il faut peut-être cesser de prendre en mauvaise part l’apport notable que la psychosociologie des organisations peut nous amener : il  n’y a pas tant un programme, une programmation ou une neuro-programmation du << développement personnel >> ou même une reprogrammation posturale,  qu’il y a des projets de développement personnel parce que des élèves ou des étudiants en manquent cruellement. Plus qu’une offre, le coaching est une demande (au sens que Jacques Bouveresse a pu donner à sa leçon inaugurale). Mettre en cause les pratiques commerciales du développement personnel, c’est oublier un peu vite le commerce que les professeurs de l’Université, des lycées ou des collèges eux-mêmes entretiennent avec les éditeurs auxquels ils sont associés.

                Sortir de la vénalité. Si jusqu’ici, autant il semblait important de se pencher sur la notion de travail, autant désormais, il semble plus urgent de se pencher sur la signification de l’échange et de ses étalons de mesure : le travail productif et la monnaie. Les développements contemporains de l'économie << postfordiste >> posent toute une série de problèmes liés à l'esthétique des formes mêmes de l'échange social. C’est cela qui conditionne la qualité de nos relations, de nos socialités et de nos sociabilités. Si, pour Adam Smith, le travail productif stocke du temps dans la marchandise et fait alors de la valeur des biens marchands l’étalon de la valeur, aujourd'hui c'est la relation de service qui domine : le travail improductif dépense du temps dans des performances et fait de la valeur des services (dont l'exemple le plus éminent est l'artiste : << être quelqu'un plutôt que faire quelque chose >>) la valeur centrale. Là où l'ouvrier (<< faire quelque chose plutôt que d'être quelqu'un >>) vendait sa force de travail comme quelque chose qu'il possédait et dont il se trouvait, du coup, aliéné, << l'homme des services >> échange ce qu'il est, qu'il doit constamment renouveler par la virtuosité de son style propre L'impératif du style : une sensibilité aux formes de vie . Dans cette perspective, la concurrence des styles remplace la lutte des classes, la factory de Warhol se substitue à l'usine de Karl Marx : la mode représente une espèce de nouveau système de formatage des consciences. De nouvelles formes d'aliénation se sont ainsi mises en place au nom même de l'autonomie et de la singularité des individus et en fonction de leur capacité à communiquer. La question de la communication devrait faire l'objet d'un examen plus approfondi à la lumière des rapports entre monnaie et langage : dans ces deux domaines, il y a des équivalences qui fonctionnent selon un même régime. La monnaie comme le mot semblent être des tiers neutres : neutralité des agents économiques qui échangent des besoins, neutralité des interlocuteurs. Dans la conception classique, il y a d’abord des marchandises et ensuite vient l’invention de la monnaie. Nous tâcherons de penser une conception dans laquelle la monnaie vient avant la marchandise : il y a d’abord l'ordre de l’échange pour l’échange, la libéralité de l’échange, ensuite vient l'ordre de la valeur.

                Dans l’échange du don et du contre don, il faut rendre ce qu’on a reçu avec un surplus : << je suis plus que toi parce que je donne plus que toi >>. Par la générosité, nous cherchons à paraître désintéressé : créatrice de lien, la dette nous oblige à rendre. Les choses échangées ne sont pas neutres, elles ont une forme de vie qui donne une prégnance aux choses inertes : elles sont chargées de la présence vivante de celui qui donne. Le statut social est réciproquement impliqué : on escamote bien des choses dans le rapport marchand impersonnel. Dans la politesse, il en va de même (Voir Austin, A plea for excuses). Le prestige, c’est une réputation sociale qui montre en mettant en exergue un crédit qui est alloué à certains produits désirés. L’externalisation du rapport marchand escamote la relation interne : si on ne m’a pas fait croire que le crédit de confiance que je peux investir dans tel ou tel objet a de la valeur, alors je n’y crois pas. En examinant les problèmes historiques de la valeur à partir d'oeuvres variées, il s’agit de savoir ce qui se joue dans le rapport marchand avant la monnaie et ce qui se joue dans le rapport de l’argent après, ce qui se joue dans son rapport à la violence de la capture et ce qui se joue dans son rapport à la régulation douce du commerce pacificateur, aussi bien dans son rapport dans les transactions financières, aussi bien dans son rapport dans les arrangements à l’amiable. La monnaie est une institution qui pacifie les conflits en retenant quelque chose des conflits : une dette. Les monnaies sont toujours variables les unes par rapport aux autres. Nous ne sommes pas dans un rapport de symétrie, il y a constamment un conflit des marchandeurs avant le conflit des marchandises : de ce point de vue, la monnaie n’est plus neutre. Même chose pour le crédit qui crée la confiance / violence. Le rapport marchand s’en trouve modifié. La raréfaction des objets (la famine) dévoile la violence de ce rapport. Le besoin de richesse vient de la séparation des individus et de cette raréfaction. Elle est avec la solidarité sociale, une protection sur l’avenir. Avec la modernité, on assiste à un déplacement du régime social de la valeur des apparences à un rapport purement mercantile dont témoignent Les Essais de Montaigne : << Je ne trouve rien si cher que ce qui m'est donné et ce pourquoi ma volonté demeure hypothéquée par titre de gratitude, et reçois plus volontiers les offices qui sont à vendre. Je crois bien, pour ceux-ci, je ne donne que de l'argent, pour les autres, je me donne moi-même. Le noeud qui me tient par la loi d'honnesteté me semble bien plus pressant que n'est celui de la contrainte civile. On me garrote plus doucement par un notaire que par moi >>(De la vanité, GF, p 179, 180). L’héritage mercantile tel qu’il est évoqué également dans << De l’utile et de l’honneste >> en témoigne encore : il généralise l’interdépendance du commerce des choses et du commerce des relations sociales mais il voile aussi le rapport de force. Il croit pouvoir éviter d’être obligé de qui que ce soit (le garrot). Le rapport de droit du rapport marchand escamote le rapport de force. Il y a des dettes individuelles et nous sommes toujours pris dans des rapports de dettes. C’est notre héritage, les rapports marchands essaient de nous le faire oublier. Pourtant, si je ne dois rien à personne, je suis pris dans un désir de toute puissance sans aucune des contraintes auxquelles m’oblige la dette. Le rapport marchand est tout à fait paradoxal : il produit une déliaison, une incertitude. La nécessité d’acquérir doit se faire sans la solidarité du voisin. Résultat inopportun : la rareté et le besoin sont la clé de voûte du système. L’égalité apparente des agents économiques, voile l’inégalité réelle des statuts sociaux.

                Pierre Klossovski dans La monnaie vivante par l'association contre nature qu'il produit entre les deux termes qui forment le titre de son texte restaure la place de l'économie en la situant au sein même du corps. Il démontre que les notions de valeur et de prix sont inscrites au cœur de l'émotion voluptueuse. Cet essai a joué un rôle clef dans l'articulation de nouveaux concepts liés au désir à la valeur et au simulacre proposés par le courant philosophique français en particulier chez Foucault, Deleuze, Barthes et Baudrillard qui le citent dans leurs ouvrages. En revenant sur la figure du pervers, Pierre Klossowski dans La Monnaie vivante réévalue nos rapports aux économies néo-classiques du désir (Walras). Partir des personnes qui échangent (au sein d'un contexte) plutôt que des échanges eux-mêmes, de la reconnaissance mutuelle ou au contraire de la détestation mutuelle, voilà sa démarche. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait de la monnaie matérielle pour qu’une monnaie existe : il suffit d’une unité de compte qui établit des équivalences. Les formes ritualisées des procédures d’échange montre bien que la monnaie est une institution. L’émancipation ressortit de la << mancipatio >>(mancipere, c'est prendre dans la main) : manière par laquelle on achète et par laquelle on conjure les dangers de l’achat, c’est le rituel de l’échange. Il faut dissocier le moment de capture de l’objet acheté et le moment de paiement de l’objet : manière de faire valoir la prise (usant de la force ou de la violence) de la chose. Je dis que cette chose est à moi. De la ritualisation de l'échange à sa stylisation, il n'y a qu'un pas (a giant step) : le rite est une praxis rigoriste du pratico-inerte des institutions (praxis dominée par les menaces d'une autorité sacrée), la nécessité du style incline intérieurement sans nécessiter (au sens formel), elle s'impose à la faveur des opérations d'un travail d'apprentissage de << la significativité de la signification >>, au sens de Kandinsky, Du spirituel dans l'art, p 175) : c'est une montée sémantique (au sens de Quine). Selon Benveniste (collection TEL, tome 2, p 101, Problèmes de la linguistique générale) dans << Structure de la langue et structure de la société >>, l’étymologie de la valeur nous renvoie à la notion de mérite. Il nous rappelle que Saussure avait signalé que l’économie comme la langue est un système de valeurs : la mutation du rapport travail /salaire en rapport style/émolument est analogue à la mutation du rapport contribution/rétribution en rapport signifiant/signifié, des deux côtés, c’est une valeur qui est en jeu. Sous les discordances de surface des jeux des apprences, l'émergence des gestalts des analogies profondes harmonisent des points de vue et surtout des intérêts concurrents et opposés. (texte établi à partir d'une conférence de Eric Méchoulan : je m'excuse d'en faire une transcription un peu approximative, cela mériterait mieux)

                Texte de Robert Redeker. << Outre le commerce d’édition et de librairie, le commerce du << développement personnel >> passe par la multiplication de stages, animés par des coaches plus ou moins autoproclamés. Cette pratique stagiaire signe la rupture avec le vent de liberté ouvrant le célèbre texte de Kant,  Qu’est-ce que les Lumières ? Kant y décrivait l’état de minorité : << un livre qui a de l’entendement à ma place >>, << un médecin qui juge à ma place de mon régime alimentaire >>, << un directeur de conscience qui a de la conscience à ma place >>. Dans ces stages, le client se place sous l’autorité du coach, qui s’arroge tous les pouvoirs. Qui voit là une analogie avec l’initiation et l’éducation se trompe. Comme dans le texte de Kant, les tuteurs du << développement personnel >> tiennent à maintenir leur bétail dans l’état de minorité. Cette situation n’est en rien comparable avec le rapport maître disciple présent dans les écoles de sagesse : le maître élève le disciple à son niveau, forme un nouveau maître, tandis que le coach n’éduque pas le client pour être remplacé par lui. De même, l’autorité éducative émancipe jusqu’à rendre le professeur inutile. Dans le << développement personnel >>, il est hors de question que les clients deviennent des coaches à leur tour. Les stages de << développement personnel >> ne sont donc ni une éducation ni une sagesse, mais l’exploitation à des fins douteuses du désir régressif de minorité présent chez les hommes. Et pourtant, il en va dans ces stages comme Roger-Pol Droit le dit : << l’emprise des coaches accentue encore le contraste : leur savoir tend vers zéro, leur pouvoir tend vers l’infini >> (La vie parfaite, p.219).

                Subtil connaisseur de la philosophie chinoise, François Jullien cherche, livre après livre, à dialoguer avec cet univers autre, en se tenant à l’écart des << eaux troubles où s’en vont pêchant, prêchant, tous les propagandistes du développement personnel >> (Nourrir sa Vie, p.21). Le livre de ce philosophe permet de donner congé aux trafiquants du << développement personnel >>. Il met en évidence le véritable enjeu, pour la pensée occidentale, de son dialogue avec la Chine – défi économique et politique du siècle à venir, le dialogue avec la Chine en sera aussi le défi culturel. La conclusion de Nourrir sa vie le dit sans ambiguïtés : << la philosophie pourra retravailler de façon plus rigoureuse sa vocation d’universalité et sans se laisser ronger du dehors par un exotisme facile ; et réinvestir plus audacieusement les terrains qui sont traditionnellement les siens — et d’abord ceux de la morale et de la politique >> (Nourrir sa Vie, p.162). Or, justement, le dernier ouvrage de François Jullien sonde une expression commune en Chine << Nourrir sa Vie >>, qui est également au programme du << développement personnel >>.

 

                Une grande leçon s’en dégage : cette raison d’être de la pensée chinoise antique se révèle incompatible avec le << développement. personnel >>. Une forte opposition surgit entre nourrir et forcer sa vie, où l’attachement à la vie se retourne contre la vie. Nourrir sa vie n’est pas la forcer à donner tout ce qu’elle peut, ce n’est pas l’épuiser dans l’épanouissement de ses potentialités. Le << développement personnel >> force la vie, cherche à l’intensifier. Dans la pensée chinoise au contraire, << nourrir sa vie >> passe par un renoncement à l’attachement à la vie, par un abandon de la volonté de l’augmenter ou de l’intensifier. Surtout pas de volonté, surtout pas de but. Ainsi, on retrouve le ciel en soi : la vie du sage s’identifie au cours du ciel, au processus universel, il vit comme le ciel. << Sa vie est comme flotter, sa mort est comme se reposer >> dit, du sage, Zhuang Zhou (6370/6286). Le verbe << flotter >> exprime la quintessence du nourrissement de la vie : ne rien poursuivre, délaisser toute finalité, toute aspiration et toute tension, exister à l’écart de la recherche du bonheur. Ou bien être comme un miroir : accueillir sans retenir, en laissant passer. << Nourrir sa Vie >> n’est pas nourrir son âme ou son corps, ni les potentialités, les germes ou les grains, c’est nourrir l’équilibre qui nous maintient à l’écart de toutes les excitations induites par le but ou la finalité, qui nous maintient évolutifs au plus près du grand flux de renouvellement du monde.

 

                Miroir aux alouettes, le << développement personnel >> est aussi le miroir anthropologique de l’homme contemporain, de l’homme déstabilisé qui ne voit pas quelle fin donner à son existence. Dans la caverne d’Ali Baba du << développement personnel >>, une spiritualité en toc masque la soumission aux exigences les plus rudes du monde de l’entreprise, relayées dans le corps social par l’imaginaire sport ou du show business. Il faut être compétitif, il faut être un battant et un gagnant, il faut être le meilleur. Ces impératifs culpabilisants, dont la non réalisation, dégoûtent l’homme contemporain de sa propre existence, s’imposent à chacun du dedans du fait de leur intériorisation via l’imaginaire médiatique et sportif. La vogue du << développement personnel >> est liée à ce que le philosophe suisse Jean Romain appelle, dans son livre éponyme, << la dérive émotionnelle >>. Il en est la traduction. Ressentir plutôt que penser. Selon cet auteur, << nous surfons sur des océans de niaiseries qui nous offrent une illusion de vérité, mais qui nous laissent vides et insatisfaits >>. Et d’évoquer, entre autres, << l’obsession de la forme physique >>.

                Consumérisme : car les préceptes du << développement personnel >> sont, selon Roger-Pol Droit, faits pour ne pas être appliqués, mais consommés. Les sagesses, en effet, impliquaient la patience d’un temps long, très long, le passage par une difficile initiation ; dans les stages de << développement personnel >>, l’initiation est supprimée, et la difficulté : pas question de traîner. << Le temps est supprimé, l’effort est supprimé, le réel est supprimé >> (La vie parfaite, p.214). Tout se passe comme au supermarché, le seul effort consistant à payer, ce qu’atteste l’existence d’un Salon du << développement personnel >>. Le << développement personnel >> est une sagesse de supermarché. Mieux : une sagesse qui ressemble à un supermarché. C’est, toujours pour reprendre les mots de Roger-Pol Droit, une << consommation imaginaire d’avenir >>. Nous vivons l’ère des industries planétaires du divertissement ; le << développement personnel >> est à classer parmi les produits de cette industrie, à côté du parc Eurodisney et de la World Music. De fait, le << développement personnel >> est également une consommation imaginaire d’exotisme, de sagesses lointaines.

                Trop beau pour être vrai, le << développement personnel >> répond à tous les désirs de l’homme contemporain, il le flatte dans la dérive émotionnelle ; il le flatte dans la régression puérile ; il le flatte dans son héroïsme de la volonté ; il le flatte dans son désir de puissance ; il le flatte dans sa soif de consommation. Mais on est bien loin de la personne. On est dans la manipulation Tout se passe comme si le << développement personnel >> était une galaxie se déployant après la disparition de la personne ; ou peut-être faut-il dire : au temps où être une personne est devenu, du fait des exigences compétitives qui pèsent sur nos têtes ou du fait du chômage et de la misère, un possible impossible. À y regarder de près, les idées du << développement personnel >> ne favorisent-elles pas le contraire de ce qu’elles avancent, la personne et la vie ? Refus de la douleur, des difficultés, de la mort même, bref de ces événements qui tissent la trame de la vie. Refus aussi de la vieillesse – bref, refus d’avoir un âge. L’exigence de << la vie parfaite >>, telle que le << développement personnel >> la conçoit en ses boutiques est un double déni : de la personne et de la vie >>.

Roger-Pol Droit, Votre vie sera parfaite, Paris, Odile Jacob, 2005, 229 p.

François Jullien, Nourrir sa vie, Paris, Éd. du Seuil, 2005,167 p.

Michel Lacroix, Le développement personnel, Paris, Flammarion, 2004, 159 p.

 

           

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